OpenMediaVault ressuscite un vieux serveur

XDA-Developers ont écrit cette semaine sur le fait de sauter un nouveau NAS et de ressusciter un vieux serveur avec OpenMediaVault. C’est le bon plan. Un vieux serveur de bureau d’une décennie avec huit baies de disques surpasse toujours la plupart des unités NAS grand public en RAM et CPU, et les logiciels open source gratuits le transforment en une boîte de stockage réseau moderne. Voici les meilleures applications de bureau pour ressusciter un vieux serveur en NAS en 2026, du système d’exploitation que vous installez en premier aux outils qui le gardent en bonne santé.

Ce qui compte quand on transforme du vieux matériel en NAS

Un serveur ressuscité est une cible mouvante. Les disques défaillent plus souvent sur les anciens matériels que sur les nouveaux. Les ventilateurs deviennent bruyants. La consommation électrique en veille compte. Une bonne pile NAS fait cinq choses : elle s’installe sur le plus petit appareil d’amorçage possible (une clé USB, un petit SSD), elle expose le stockage via SMB et NFS, elle programme des snapshots ou la parité, elle joue avec Docker pour des services supplémentaires, et elle vous avertit avant qu’un disque ne s’arrête. Les applications ci-dessous couvrent :

Comparaison rapide

Application Meilleur pour Licence S’exécute sur Fonctionnalité remarquable
OpenMediaVault L’installation par défaut GPL Debian Interface web + place de marché des extensions
TrueNAS Core NAS en priorité ZFS BSD Système d’exploitation propriétaire ZFS Enterprise
Unraid Tailles de disques mélangées Proprietary Système d’exploitation propriétaire Parité entre disques mal assortis
Cockpit Panneau d’administration web LGPL Linux Opérations RHEL/Fedora natives
Portainer Interface utilisateur de conteneur Freemium Docker Gestionnaire de pile visuelle
Rclone Sauvegarde cloud MIT N’importe quel système d’exploitation 50+ backends cloud
Syncthing Synchronisation pair à pair MPL N’importe quel système d’exploitation Synchronisation de dossiers décentralisée
Snapraid Parité snapshot GPL Linux, Windows Parité pour les tableaux mal assortis

Les applications

1. OpenMediaVault — l’installation par défaut

OpenMediaVault est un système d’exploitation NAS basé sur Debian conçu pour le matériel réaffecté. Interface web complète, place de marché des extensions et pilotes prenant en charge la plupart des cartes Xeon du 2014 sans effort. S’exécute en RAM pour le fonctionnement quotidien, donc un petit SSD ou une clé USB contient le système d’exploitation.

Où il fait défaut : l’écosystème d’extensions est plus restreint que celui de TrueNAS, et le support de ZFS est une extension plutôt qu’un citoyen de première classe.

Tarif :

Plateformes : toute cible Debian x86_64 ou ARM

Télécharger : OpenMediaVault | GitHub

Conclusion : le chemin le plus rapide d’un vieux serveur à un NAS fonctionnel avec une interface web.

2. TrueNAS Core — meilleur pour ZFS

TrueNAS Core est la version gratuite du NAS d’entreprise d’iXsystems. ZFS en priorité, donc les snapshots, la réplication et le stockage auto-guérissant sont intégrés. Si le vieux serveur dispose de 16 Go de RAM ECC, ZFS dessus est une amélioration sérieuse par rapport à Ext4 ou Btrfs.

Où il fait défaut : ZFS veut 1 Go de RAM par To de stockage ; sur une boîte à faible RAM, ce n’est pas le bon choix. TrueNAS SCALE est le successeur basé sur Linux ; considérez-le si vous prévoyez d’exécuter des conteneurs.

Tarif :

Plateformes : système d’exploitation propriétaire (s’installe sur les serveurs x86_64)

Télécharger : TrueNAS

Conclusion : le choix quand le vieux serveur dispose d’une vrai RAM et que vous voulez ZFS.

3. Unraid — meilleur pour les tailles de disques mélangées

Unraid est le choix payant pour une raison. Il gère un tas de disques mal assortis (2 To, 4 To, 8 To) comme un tableau avec parité, contrairement à ZFS qui veut des disques de taille égale par vdev. Si le serveur ressuscité est rempli des disques que vous avez accumulés pendant dix ans, Unraid en tire plus de stockage que les options gratuites.

Où il fait défaut : c’est propriétaire et payant, et les vitesses de lecture/écriture sont en retrait par rapport à ZFS sur le même matériel.

Tarif :

Plateformes : système d’exploitation propriétaire (s’installe à partir d’une clé USB)

Télécharger : Unraid

Conclusion : le choix quand votre vieux serveur est rempli de disques mal assortis.

4. Cockpit — meilleur panneau d’administration web

Cockpit est le panneau d’administration web de Red Hat pour les serveurs Linux. Si vous installez Debian, Ubuntu ou Fedora standard et que vous voulez SMB et NFS sans une distribution spécifique à NAS, Cockpit vous donne l’interface web pour le reste. Modules pour le stockage, la mise en réseau, les conteneurs et les machines virtuelles.

Où il fait défaut : le module de stockage traîne derrière TrueNAS ou OMV sur les fonctionnalités avancées (pas d’assistant ZFS, pas d’interface utilisateur de rapports SMART intégrée).

Tarif :

Plateformes : Fedora, RHEL, CentOS, Debian, Ubuntu

Télécharger : Cockpit | GitHub

Conclusion : le choix si vous voulez un NAS Linux simple avec une interface web par-dessus, pas un système d’exploitation NAS complet.

5. Portainer — meilleure interface utilisateur de conteneur

Portainer met une interface utilisateur de navigateur sur Docker. Les vieux serveurs sont de bons endroits pour exécuter Jellyfin, Plex ou Nextcloud aux côtés du partage de fichiers. Portainer empile un fichier Compose dans la boîte sans avoir besoin de SSH. S’exécute aux côtés d’OpenMediaVault, TrueNAS SCALE ou Linux simple.

Où il fait défaut : l’édition Community gratuite est plafonnée à trois environnements. Pour un serveur domestique unique, c’est très bien.

Tarif :

Plateformes : Docker sur Linux (Windows, macOS si le NAS est Windows ou basé sur Docker Desktop)

Télécharger : Portainer | GitHub

Conclusion : la couche visuelle pour les suppléments (médias, cloud) que vous hébergez à côté des partages.

6. Rclone — meilleure sauvegarde cloud

Rclone est le couteau suisse pour pousser les données NAS vers le stockage cloud. 50+ backends (S3, Backblaze B2, Wasabi, Google Drive, OneDrive), superpositions chiffrées et commandes de style rsync. Définissez un travail cron et le NAS entier est sauvegardé dans un magasin d’objets bon marché chaque nuit.

Où il fait défaut : l’interface de ligne de commande est puissante mais expressive ; un mauvais drapeau peut supprimer au lieu de synchroniser.

Tarif :

Plateformes : Windows, macOS, Linux

Télécharger : Rclone | GitHub

Conclusion : la couche de sauvegarde hors site qui garde le serveur ressuscité récupérable.

7. Syncthing — meilleure synchronisation pair à pair

Syncthing garde les dossiers synchronisés entre le NAS et tout appareil qui l’exécute, sans cloud au milieu. Les photos d’un ordinateur portable arrivent sur le NAS dès qu’elles sont enregistrées. Un deuxième pair Syncthing chez un ami est une sauvegarde géo-redondante gratuite.

Où il fait défaut : la gestion des conflits nécessite un nettoyage manuel occasionnel, et les clients mobiles traînent derrière sur iOS.

Tarif :

Plateformes : Windows, macOS, Linux, Android, iOS (via des tiers)

Télécharger : Syncthing | GitHub

Conclusion : la couche de synchronisation sans cloud pour que les appareils de l’utilisateur parlent au NAS.

8. Snapraid — meilleure parité snapshot

Snapraid est un outil de parité basé sur snapshot pour les disques mal assortis. Contrairement à RAID, il ne nécessite pas de disques égaux, et contrairement à Unraid, il est gratuit. Exécute une commande “sync” selon un calendrier, et un disque de parité protège contre la perte de tout disque de données. Idéal quand le serveur ressuscité a des disques de consommation bon marché.

Où il fait défaut : la parité est un snapshot, pas en direct, donc un disque qui s’arrête entre les snapshots perd les données écrites après la dernière synchronisation.

Tarif :

Plateformes : Linux, Windows, macOS

Télécharger : Snapraid | GitHub

Conclusion : la couche de parité pour une boîte pleine de disques de consommation quand le prix de Unraid est un pas trop loin.

Comment choisir le bon

Si vous voulez une installation clés en main, utilisez OpenMediaVault. Si la boîte dispose d’une vrai RAM ECC et de disques de même taille, installez TrueNAS Core pour ZFS à la place. Si vous avez dix disques mal assortis, achetez Unraid. Si vous connaissez déjà Debian ou Fedora et que vous voulez un serveur Linux simple, superposez Cockpit. Ajoutez Portainer le jour où vous voulez Jellyfin ou Nextcloud aux côtés des partages. Ajoutez Rclone pour la sauvegarde hors site. Ajoutez Syncthing pour les appareils de l’utilisateur. Ajoutez Snapraid comme couche de parité gratuite quand Unraid n’est pas sur la liste d’achat.

FAQ

OpenMediaVault est-il vraiment gratuit ?

Oui. C’est sous licence GPL et auto-hébergé. Aucun abonnement, aucun compte. Les extensions communautaires ajoutent des fonctionnalités (Docker, ZFS, Nextcloud) sans frais.

Ai-je besoin de RAM ECC pour exécuter un NAS ?

Pas strictement, mais c’est fortement recommandé si vous exécutez ZFS. La RAM non ECC fonctionne pour OpenMediaVault avec Ext4 ou Btrfs et pour la plupart des configurations Unraid.

Un vieux serveur peut-il être plus silencieux qu’un NAS de construction personnalisée ?

Parfois. Remplacez les ventilateurs haute vitesse standard par des équivalents Noctua ou be quiet! ; les cartes les exécutent généralement bien, et le bruit inactif baisse considérablement. La consommation électrique est une préoccupation plus importante, alors mesurez avec un wattmètre avant de vous engager.

Quel est le meilleur système d’exploitation NAS gratuit pour un serveur ressuscité ?

OpenMediaVault pour la plupart des utilisateurs. TrueNAS Core si vous avez la RAM pour ZFS. Cockpit sur Linux simple si vous voulez une distribution standard plutôt qu’une spécifique à NAS.

Comment je sauvegarde le NAS lui-même ?

Rclone vers un magasin d’objets cloud (Backblaze B2, Wasabi) couvre hors site. Un deuxième pair Syncthing chez un ami couvre la redondance pair à pair. Les deux ensemble vous donnent un vrai plan de sauvegarde 3-2-1.